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Paranormal & Magie

Paranormal & Magie

LE blog consacré aux phénomènes paranormaux et magiques.


Une nouvelle d'Halloween

Publié par l'Équipe sur 31 Octobre 2014, 18:00pm

Catégories : #Fête

Une nouvelle d'Halloween

Nous avons contacté une amie, Dewen, qui a accepté d'écrire pour nous une nouvelle à l'occasion d'Halloween. Voici son blog.

Et voilà la nouvelle :

Prologue


Je m'appelle Ambre. Je n'ai jamais compris pourquoi. Jusqu'à cette nuit. J'ai de longs cheveux roux qui tombent en cascade jusqu'au bas de mon dos, un air mesquin, un petit nez, quelques taches de rousseur, de grands yeux en amande d'un vert profond, de longs cils noirs et une petite bouche rouge comme les pommes.
Je suis une jeune fille normale, enfin, pas une de ces filles populaires, non, je suis plutôt le genre qui aime manger du nutella à la cuillère, joue aux jeux vidéo pendant des heures et s'évade dans un monde meilleur. Un monde de magie, un monde un peu fantasy, dans le genre du Seigneur des Anneaux, mais en plus…moi. Je peux m'y évader pendant des heures. Et puis, j'adore écrire. J'écris, avec mon meilleur ami, Val, le scénario d'un film. Il se passe dans ce monde que nous avons créé ensemble. On se connaît depuis trop longtemps pour que ça puisse être daté, alors disons depuis toujours. On adore le paranormal, on lit plein d’histoires là-dessus.
En bref, on est calés en fantasy, paranormal, magie, tout ça… Les cours, pour nous, ça roule. On est de très bons élèves, on n'a pas trop à s'en faire.


Chapitre I : Rencontre avec un fantôme


Mais voilà, je suis née un jour spécial. Lui aussi. On est en quelque sorte jumeaux, donc on s'entend super bien. C'est le jour d'Halloween. On a un rapport assez spécial avec le paranormal : ma grand-mère est médium, sa tante est médium. On a vécu avec autour. L'autre jour, c'était notre anniversaire. On est voisins, alors, une année sur deux, on fête notre anniversaire chez l'un ou chez l'autre.

À l'instant où j'ai fermé les yeux pour faire mon vœux, j'ai su que tout changerait. Nos parents nous avaient laissés pour aller chercher les cadeaux. Nous étions seuls.

« À trois, on souffle, dis-je.
- Un…
- Deux…
- Trois ! »

Nous soufflons les bougies. Tout ralentit à ce moment. La lumière s’éteint et il fait froid, comme s'il y avait eu un courant d'air. J'ai ouvert les yeux et je l'ai regardé sans rien dire. Je lui ai pris le bras comme j'aurais fait à un grand frère. Soudain, nous avons aperçu une forme blanchâtre. Il y a quelqu'un. Non. Quelque chose. Je dois avouer que j'ai eu peur. La forme s'est approchée de nous lentement, et nous avons alors pu distinguer les traits d'une jeune femme de 25 ans tout au plus. Elle nous souriait et marchait vers nous. Un fantôme.
Ma mère m'a toujours dit que si cela se passait -ça me paraissait assez improbable à l'époque-, il fallait aller voir l'esprit et lui demander ce qu'il voulait de nous, après lui avoir dit qu'on pouvait le voir. Je dis :

« Euh...Val ? Tu vois ce que je vois ?
- Quoi ? Le fantôme ? répond-il, le visage livide.
- Euh… Oui…
- Il faut faire quoi déjà dans ces cas là ? demande-t-il sans quitter le fantôme des yeux.
- Lui parler. Attends. »

Elle nous fait signe de la suivre. Nous descendons tous trois dans la cave, puis elle tente d'actionner un loquet, mais, comme elle ne peut le faire, je m'approche et je l'actionne. Elle me remercie d'un sourire. Derrière nous, un mur bouge. Nous entrons sans bruit. Puis nous découvrons une pièce dans le genre années 70, éclairée par la pâle lueur d'une lampe. La femme semble attendre.

Je me rapproche alors de la femme. Puis je dis, d'une voix qui se veut claire mais qui est chevrotante :

« Je peux vous voir, madame. Vous êtes morte. Le savez vous ?
- Oui, répond-elle d'une voix semblant venir de profondes abysses.
- Comment vous appelez-vous ? Demande Val.
- Je suis Catherine Delarivière.
- Quand et comment êtes-vous morte ? Dis-je
- Je suis morte le 31 octobre 1974. On m'a assassinée pour d'obscures raisons.
- Que pouvons-nous faire pour vous faire passer de l'autre côté ? Demandé-je.
- Vengez-moi. Trouvez la raison du meurtre. Tuez l'assassin.
- Mais… Comment s'appelle-t-il ? Demande Val.
- Roger Dallas. Un Américain, répond-elle avec dédain.
- Comment le trouver ? M'enquis-je d'une petite voix.
- J'ai bien vu que vos technologies permettaient bien des choses. Je suppose donc que vous pourrez le...trouver, dit-elle en disparaissant. »


Chapitre II : Une séance avec l'Assassin Fantôme.


Nous remontons en hâte dans ma chambre. Val me lance :
« Elle est cheloue Catherine. Elle nous a même pas demandé notre nom.
- Elle doit sans doute déjà les connaître, si elle hante la maison depuis 40 ans.
- Bon, alors… Roger Dallas, dit Val en s'emparant de mon ordinateur. »

Au bout de quelques minutes de recherche, nous trouvons. Roger Dallas, né le 5 octobre 1950 et mort à l'âge de 24 ans le 1er novembre 1974 d'un suicide. Le lendemain de la mort de Catherine. Zut. Enterré au cimetière...D'à côté de chez moi ! Très bien ! Demain, samedi, nous n'aurons qu'à faire une séance… Non. Aujourd’hui. Cet après-midi. Ma mère n'est pas là, alors nous pourrons la faire sans problème. Je ne veux pas la mêler à ça. C'est mon enquête.

Vers treize heures, ma mère m'embrasse et part travailler. Je lui demande si Val peut rester et elle accepte. Elle revient à dix-neuf heures. Ce qui nous laisse environ six heures. Bien. Dès qu'elle a refermé la porte, nous filons vers la cave et faisons rouler le vieux guéridon de ma mère (qui a décidé d'avoir un « vrai » métier) jusque dans la salle secrète. J'apporte des bougies et des allumettes. J'ai déjà vu ma mère faire tourner des tables, alors je vois à quoi ça ressemble, tout ça… Alors on s'installe et je dis d'une voix claire :

« Roger Dallas, es-tu là ? »
Je sursaute alors qu'une forme blanchâtre apparaît en plein milieu du guéridon. Un jeune homme de 24 ans (ça je le sais) aux yeux noisettes éteints, l'air désolé et aux cheveux en bataille me fait face. Il est plutôt mignon. Il me regarde comme s'il attendait qu'on l'appelle depuis quelques temps. Je vois bien qu'il est passé de l'autre côté. Je le questionne sur ce que je sais déjà, je lui dis que nous cherchons ce qui l'a poussé à assassiner Catherine Delarivière. À l'évocation de ce nom, il se met à trembler. Je vois bien qu'il y a un truc qui cloche. Val aussi. Alors il lui demande :
« Qu'est-ce qui ta poussé à assassiner cette femme, dis-moi !
- Il me tuerait une seconde fois si…
- Dis-le lui ou je t'étripe comme je peux !! menacé-je
- C'est… Un homme… Grand… Il… Il est jeune pour son age… Je veux dire qu'il n'a pas changé en 40 ans ! »

Ah ! Il ouvre sa bouche, enfin ! Pas changé en 40 ans ?

« Comment ça ? Lui demande Val.
- Il… Ne vieillit pas !
- Quand est-ce que vous vous voyiez ? M'enquis-je, curieuse, excitée.»
L’adrénaline monte. J'adresse un clin d’œil à Val. On adore les créatures fantastiques, et on a tout l'air d'avoir trouvé un sacré spécimen.

« Il n'acceptait que de me voir de nuit… Étrange, n'est-ce pas ?
- Très étrange… Il vous demandait de tuer des gens et en échange…? Demande Val.
- En échange ? Je gagnais la main de sa fille. Je ne l'avais vue qu'en dessin, chez lui. Elle était si belle…
- Combien de...commissions… avez-vous accomplies ? Demandé-je.
- Une dizaine, répond-il. Mais dans cette nuit d'Halloween, alors que je tuais ma dernière victime, j'ai aperçu son visage. Trop tard. Elle était morte. J'ai pleuré Catherine.
- Pourquoi ? M'enquis-je
- Catherine était la femme des dessins. C'était sa fille. Et le lendemain, j'ai compris ce qu'il était. Je suis allé le voir le matin, armé d'un couteau. Il n'a pas ouvert, je suis entré par effraction. Il m'attendait dans le salon, volets fermés. Je lui ai lancé le couteau en plein cœur. Il a eu l'air surpris. Et il a enlevé le couteau. La plaie s'est refermé. Et là -Dieu du ciel !- il s'est approché lentement en arborant un sourire carnassier et là… Il m'a étouffé. La nuit, il m'a ramené chez moi et a mis en scène mon suicide. Il lui a fallu un tabouret et une corde.
- Où habite-t-il ? Demande Val.
- Près de la Crypte. En face, fait Roger d'une voix faible. Il s'affaiblit. Il doit rentrer.
- Merci, Roger, fait Val. Va en paix. Peut être Catherine voudra-t-elle de toi une fois que tu lui auras tout dit… Dans l'Au-Delà… »


Chapitre III : le combat le plus épique de ma vie


Roger disparaît. En attendant, je me tourne vers Val :
« Un vampire ?
- Ma mère m'en a parlé. Ça doit être le dernier de son espèce.
- Autant équilibrer ça, dis-je en prenant un bout de bois et un couteau pour le tailler. »

Il fait encore jour. Il risque d'être vulnérable. Autant en profiter. Je dois avouer, j'ai peur. Je sens que Val aussi. Il essaye de se détendre. On s'habille de nos tenues de combat, des espèces d'armures en synthétique. On est armés chacun de nos katanas et d'une vingtaine de petits pieux fabriqués par nos petites mains créatives… On a deux gousses d'ail chacun. Ma mère m'a dit que ce qu'on disait à propos des vampires et des loups-garou était vrai. On passe donc par l'église piquer un peu d'eau bénite. Val fera diversion pendant que je lui planterai mes pieux dans le cœur.

Le stress monte en même temps que l'adrénaline. Nous courons désormais, au devant de notre destin. Je me sens prête. Roger nous a dit où il habitait. Autant ne pas se gourer, parce que sinon on passera pour des cons. De toute manière, en face de la Crypte, il n'y a qu'une maison qui a les volets fermés. Tu parles de discrétion… Val me fait la courte échelle et j'atterris souplement sur le balcon. Il est un peu plus grand que moi, alors il s'accroche au balcon et je lui prends la main. Il s'y accroche et je le hisse sur le balcon. Je casse la fenêtre avec mon katana. Discret.

On pénètre dans la maison, décorée vintage. J'observe la pièce et quand je regarde en face de moi, il y a un type, la cinquantaine, peau hâlée, le teint pas frais. Il se tient à une distance respectueuse de la lumière du jour. Il regarde avec horreur l'ail que j'ai suspendu à ma ceinture et nos pieux accrochés comme des cartouches. Val a même trafiqué son pistolet Nerf pour qu'il lance des pieux de bois. Il me fait un clin d’œil. Je comprends.

C'est le signe du plan B. Le plan «gros bourrins». Alors, avant que le vampire n'ait le temps de dégainer le pistolet accroché à sa ceinture, Val se jette sur lui. On s'est mis des caches pour éviter qu'il nous morde. Alors que Val me passe son pistolet, il asperge le vampire d'eau bénite. Ce dernier semble affaibli encore plus, sa peau commence à brûler, on le pousse vers le Soleil et je le mitraille avec la mitraillette Nerf-trucide-vampire de Val. Beurk. C'est gore. Du sang gicle de partout, le vampire brûle, sa peau se couvre de cloques et de verrues et soudain, son visage se fige. Val lui enfonce son katana dans l'abdomen pendant que je parsème sa peau, à la manière d'une acupunctrice, de pieux. « Détendez-vous, dis-je» OK, c'est sadique. Mais il l'a bien cherché. Et puis on lui ouvre la bouche, lui enfournons l'ail dedans, cassons ses deux canines et refermons sa bouche. On s'en fera un collier.

Ensuite, tout va très vite. On monte sur le toit et on se tire en vitesse du quartier, profitant des dernières lueurs de cette journée d'Automne. On redescend bientôt dans une ruelle et on file chez moi.


Épilogue


Ma mère nous attend dans ma chambre. Elle demande des explications. On est bien obligés de s'expliquer, alors on le fait. Ma mère me sert dans ses bras et me dit qu'elle était morte de peur, qu'elle avait ressenti un truc. Quelques heures plus tard, on fête Halloween avec la famille de Val. On raconte notre histoire et puis ma mère nous apprend qu'il existe de nombreux vampires et loups-garou dans le monde. Simplement, ils respectent certaines règles. Voilà tout.


Je me sens prête. J'ai changé et bientôt, je partirai avec Val et d'autres amis dans la confidence faire le tour du monde. À la recherche d'esprits à aider. Je laisse la plume mais qui sait, peut être pourrais-je un jour la reprendre….

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